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Réfugié linguistique! 

23 Mars 2011  Une présentatrice de la TV libyenne, sure de son interprétation et, quelque part, de notre indigence intellectuelle, nous sort, dans un rictus sémantique à en choper une hépatite verbale, une réflexion abyssale d’ineptie, digne du Livre Vert. Ce n’est même pas de la langue de bois, il y a du béton armé dans cette risible assertion. Une confusion qui relève de l’idéologie « Zenga Zenga ». Profitant du double sens qu’autorise un mot arabe pour tordre le coup à toute déontologie. Faire l’amalgame entre l’adoption, lien de filiation interdit par l’Islam, et le parrainage d’un projet de résolution pour conclure que l’Islam interdit le co-sponsoring, voilà comment les sbires chers au Guide de la Révolution intoxiquent leur peuple et insultent l’intelligence de tout un chacun! Un ridicule jeu de mots arraché par les cheveux et même par les orteils juste pour donner une densité religieuse à la résolution 1973 du Conseil de Sécurité. Cette interprétation de bas étage me rappelle un tout autre authentique et non moins inclassable jeu de mots, commis par le fantasque maître lui-même, à savoir le Roi des Rois d’Afrique, qui  affirmait, sans coup férir ni un soupçon de décence, que, par fatalité, les noirs domineront le monde tout simplement parce que le terme « soud » (noirs) compose le verbe « yassoud » (règnent). Dans la foulée, personne ne peut oublier d’autres glissades, et non des moindre, sur le trottoir étymologique dont  le ténébreux Guide Vert était passé maître. Dans l’esprit sinueux du sot périlleux, « Shakespeare » n’est autre qu’un bédouin arabe au nom de « Sheikh Zoubeir » dont les « Kouffars » ont exproprié et latinisé le nom. N’écoutant que son mauvais génie et sa schizophrénie linguistique, l’insondable Colonel trouve toujours un malin et éhonté plaisir à épater la galerie par ses chutes sémiotiques. Sur la bouche illettrée du « doyen des présidents arabes », le terme « démocratie » n’est qu’une vulgaire transmutation du mot composé arabe « dima » (permanent) et « krassi » (chaises), soit la démocratie équivaut à dimakrassi (trône eternel). Encore un peu et l’illuminé de « Bab Laazizia », toujours sulfureux et sulfurique, nous jurera ses grands dieux que les habitants de Benghazi ne sont pas des authentiques libyens car ils sont des enfants d’envahisseurs, Benghazi étant un mot composé Ben (fils) et ghazi (conquéreur). D’ailleurs, les apprentis Goebbels du Guide ne cessent de nous rabattre les oreilles que les révoltés n’ont aucun lien avec la Libye! Réfugiés linguistiques, vite à vos abris anti ADM « Aphorismes Détournés Massivement » dont vous bombardent les mercenaires de l’idéologue « Zenga Zenga »!