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Rats et Ratages!

24 Mars 2011 

Le Guide, vert de rage, a tellement affublé les rebelles de tous les noms de rongeurs qu’on dirait que le massacre en règle que ses cochons d’Inde, mercenaires armés jusqu’aux dents, ont perpétré contre les insurgés n’était rien d’autre qu’une campagne nationale de dératisation, une simple chasse aux mulots  quoi ! Il ne s’agit après tout que de pesticide et non d’armes chimiques ! De quoi se mêle le Conseil de Sécurité ? Il s’agit d’une politique interne de nettoyage à grande échelle. Aucun civil n’en était la cible ! En effet, et là l’agité tripolitain n’a pas vraiment tort, il faut reconnaître qu’il est conséquent avec lui-même, dans la mesure où, dans son ténébreux esprit, les insurgés ne sont pas des civils, encore moins de hommes, tout juste une horde sauvage d’écureuils à tirer comme des lapins, un troupeau de cobayes à assiéger et à éradiquer. Bref, un raz-de-marée de bestioles menaçant la tente et la chamelle que le fou du désert a élevées au rang de mascottes fétiches de son pouvoir. 

Le chaud lapin, attaché beaucoup plus à la Libye qu’aux libyens, n’en a cure de la boucherie. Pris comme un rat par ses propos fratricides, et confronté à ses propres intentions de traquer les gerbilles républicaines, opposées à son régime sanguinaire, et d’en assainir le territoire, Bit Bit, Chibr Chibr, Zenga Zenga, le Colonel fait le rat mort. Le génocide organisé dont il annonce, sans gène aucune, le plan et la finalité, n’a rien d’une opération militaire, mais obéit strictement à des objectifs de salubrité publique et d’hygiène écologique. Bref,  le hamster de Bab Laazizia fustige le Conseil de Sécurité de transformer une campagne national de dératisation, inscrite sous le Chapitre VII de l’insondable Livre Vert, en un acte d’agression violant le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Il aurait bien admis l’ingérence du  PNUE ou de l’OMS, organisations compétentes en matière de protection de l’environnement et de santé publique, mais aucunement le Conseil de Sécurité, et encore moins la CPI. 

Courant plusieurs lièvres à la fois, tant au niveau national qu’international, le Guide Vert et son Seif El Islam, dont le sabre n’a jamais épinglé que des mouches, sots périlleux devant l’éternel, rivalisent d’acrobaties, de grands écarts et de fuites en avant, pour desserrer l’étau et reprendre du poli à la bête. Ils sont capables de venir au bout du dernier libyen juste pour conserver le trône. Après tout, les enfants d’Omar Mokhtar ne sont que des souris et il est tout à fait dans l’ordre naturel des choses que les chats de gouttières qu’ils sont en massacrent à volonté. Il faut en terminer, le père et le fils, loin d’être sain d’esprit, ne sont plus d’humeur à jouer au chat et à la souris !  Désormais, la Libye est une sourcière grandeur nature, un gros piège à rats ! 

Ras-le-bol !