jradii.jpgjradi.jpg Chasse au criquet ! 

                                                                                                     16 Mars 2010 

Abdessalem Jrad, pilier du système despotique déchu, qui a soutenu Ben Ali dans ses élections et ses projets de réélection à la présidence, veut se refaire aujourd’hui une virginité sur le dos de la révolution et, à travers ses affidés et ses alliés objectifs, mettre en otage toute la Tunisie. Il a fait le chantage au gouvernement provisoire, aux chefs d’entreprise, aux salariés. Un bluff menteur qu’il a mené et gagné. Son compère et porte-voix, Abid Briki, écumant tous les plateaux TV, tous les programmes radio, happant caméras et micros, agrémentant de sa tranche joufflue journaux et torchons, est à ce point omnipotent et omniprésent qu’il est devenu le Pape des médias tunisien, la foi et le charisme en moins!
Coincé dans sa posture de détenteur de la vérité, gratifiant ses interlocuteurs de ses rictus sémantiques et de ses grimaces syndicales, Abid Briki nous ressert chaque fois son incomestible litanie et son indigeste catalogue des faits d’arme de l’UGTT, assauts aussi grotesques que fictifs.   Le verbe aussi messianique et le ton est condescend, en plus d’être assommant, Abid Briki restitue l’image d’un homme sans message ni épaisseur. Nul n’est prophète dans son pays, encore moins dans une Tunisie, fière de sa révolution, enfin libérée de ses faux prophètes et de ses chevaliers de l’apocalypse 

Abdessalem Jrad, impliqué jusqu’au coup dans la dictature mauve et l’opacité financière et administrative de l’UGTT, se découvre brusquement des fibres démocratiques. De mon avis, il est autant utile à la transition démocratique tunisienne qu’une paire de lunettes de soleil à un non-voyant! Ce Jrad a béni des mots d’ordre de grève, intempestifs et impromptus, et multiplié les foyers sectoriels de tension et les mouvements sociaux de revendication, et en même temps, il vient pérorer sur son investissement personnel ainsi que sa Centrale pour protéger la revolution. Comme le disait l’écrivain britannique Samuel Johnson « Le patriotisme est l’ultime refuge des crétins »!